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Résumé
Je vais bien Des regrets ? Très peu pour lui... Mais un jour qu'il croise, à Londres, son reflet dans une vitrine, le fils doit bien se rendre à l'évidence. Ce visage. Cette démarche. Il ressemble à son père... Le passé et le présent se télescopent. Il croyait pourtant l'avoir laissé derrière lui, ce passé, marqué dès l'enfance par le sceau du chagrin. Alors quand il faut retourner dans la maison familiale de ses jeunes années, ce n'est pas par gaieté de coeur. Mais il reste le père - maçon, communiste, poète occitan. Le père qu'il faut visiter. Le père qu'il faut enterrer. Le dernier des siens. Face à la mer, le fils devenu vieux se souvient...
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4 avis sur ce livre
- Viviane.Dhoury- 22/08/2023Très belle plume« Ma mère s'éteignit le 24 juillet 1960, on l'enterra le 27, la maison fut terminée le 1er août et nous déménageâmes. Ce contretemps signa nos vies. Voilà comment nous entrâmes épuisés et vaincus dans une maison moderne, si moderne et si désirée par elle. Sans elle. Ni mon père, ni ma petite sœur, ni moi-même ne devions nous en remettre. » Ainsi fut scellée le destin de cette famille. Un père qui eut du mal à s’en remettre, une petite fille à qui l’on mentit et un jeune garçon qui perdit la seule personne xxx Il s’agit d’un récit littéraire autobiographique où l’auteur fait revivre son enfance. Il raconte les tourments d’un jeune garçon qui se sait incapable de sauver les siens. Une enfance où il lui a semblé être incompris, pas reconnu par sa famille. Un vilain petit canard, celui qui est toujours derrière une bêtise, pas à la hauteur. Mais aussi à la recherche d’un ailleurs. Meilleur. C’est un récit où l’on ressent beaucoup de nostalgie et de non-dits. Chacun est malheureux mais personne ne dit rien, espérant un supplément de tendresse. « Affectueux ? Je ne l'avais été ni dans mon jeune âge, ni plus tard. Toujours, j'ai déçu les miens, comme c'est triste. » C’est un récit très touchant, que j’ai lu avec avidité. Cette famille n’aura hélas pas su se parler mais on ressent cependant l’amour qu’ils se vouaient. « À quel moment s'éclipsent en douce nos vies, faites d'instants magiques, aventureux, où l'inattendu, l'émerveillement, l'effroi, le cœur qui bat nous bousculent ou nous débarquent à vive allure ? » Régis Franc fait revivre dans ce roman autobiographique les voix du passé et la terre de son enfance. On y ressent la difficulté sociale et l’attachement à la région. Ça sonne juste et vrai, la plume est fluide et poétique, triste aussi et pleine de regrets. « Je ne sais pas parler avec lui. C’est ainsi. Trop de silences ont sédimenté entre nous. » Une très belle plume que je relirai avec plaisir.40
- Clodegrans- 30/09/2024Une enfance en OccitanieUn récit magnifique où l'auteur nous entraîne sur le chemin de son enfance. Il nous raconte ses relations difficiles avec son père, la perte tragique de sa mère, il nous dépeint à petites touches un monde maintenant disparu d'une plume sobre, poétique. C'est un récit fait de chair et de sang. A lire absolument.10
- Aïkà.deliredélire- 02/12/2023Une vie de combats : la famille Franc BatailléJe vais bien est l'autobiographie de Régis Franc, le célèbre bédéaste Prix Mottart de l'Académie Française 2015. Le narrateur, en utilisant la première personne, retrace ici l'histoire de sa famille, les Franc Bataillé, dont les origines ouvrières et militantes font l'orgueil générationnel depuis toujours. Ces origines qui, à contrario, embarrassent notre narrateur. Là-dessus je ne vous en dis pas plus ; vous découvrirez pourquoi en lisant le livre. Il raconte également la tragédie qui frappe la maison Ensouleiado, que son père, Roger Alphonse, a construite de ses mains pour sa bien aimée Renée, la mère de ses enfants, malheureusement décédée une semaine avant la pendaison de crémaillère. C'était en 1960, le petit Régis avait alors douze ans. Pour ma part, Je n'ai aucun lien de parenté avec la famille des Franc Bataillé et tout porte à croire que j'appartiens à une autre génération. Pourtant, j'ai vraiment plongé dans la narration et réussi à m' identifier au récit. Serait-ce grâce à cette écriture sobre, quasi naturaliste avec un soupçon d'oralité qui apporte une touche contemporaine à ce texte plein de mélancolie ? Ou grâce aux thèmes de la der des ders, de la pauvreté, de la condition ouvrière, du syndicalisme qui me touchent à titre personnel et que le narrateur aborde avec beaucoup justesse ? Ou encore grâce à la mémoire des liens familiaux que l'on devine entre les lignes et dans les marges du livre, malgré une vie marquée par les silences, les vicissitudes et la tragédie ? Tout ça à la fois. Et je n'oublierai jamais le personnage de Roger Alphonse Franc Bataillé, qui m'a beaucoup émue : rescapé de toutes les guerres de la vie, maçon, militant et poète. Un héros anonyme à sa façon. Je suis bouleversée mais heureuse et inspirée de cet hommage aussi digne et beau. https://www.aikadeliredelire.com/2023/12/lu-approuve-je-vais-bien-de-regis-franc.html?m=100
- Marie Nel- 05/09/2023Une grande sensibilité, très émue par ce livreJe vais bien. Tout un programme. C'est exactement le genre de phrases que je dis en ce moment et qui ne reflète pas du tout mon état d'esprit. C'est ce titre qui m'a tout de suite attirée lorsque j'ai vu ce livre. Puis le résumé a continué de faire son travail d'attirance. Je me suis tout de suite sentie proche de ce livre et surtout de l'histoire. J'avais donc très envie de la découvrir et en même temps de lire un nouvel auteur. Le résumé commence par le fait que la mère du narrateur est morte, et en fait le livre commence par la mort de son père. Le narrateur est l'auteur, il va raconter sa vie, et celle de ses parents. Au début du livre, le père du narrateur est en EHPAD et est en fin de vie. L'auteur a déjà perdu sa mère, très tôt, il n'avait que 12 ans. Et c'est l'histoire de toute la vie de cette famille, car le mauvais sort s'en est mêlé. Son père, Roger, maçon, construisit la maison que sa femme Renée rêvait. Elle est malade d'un cancer, il se dépêche de construire cette maison, elle est morte le 24 juillet, enterrée le 27, et la maison terminée le 1er août. Coup du sort, peut-être, en tout cas, cela va marquer à vie le jeune garçon, sa petite sœur et son père. Le narrateur n'aimera pas vivre dans cette maison où l'absence de sa mère est trop forte. Il revient sur les origines de ses parents, fils d'ouvrier en Occitanie, on suit déjà le grand-père au début du siècle, puis pendant la guerre. Puis il retrace la naissance de son père, de son enfance, des études qu'il aurait pu faire, mais il fallait travailler. Il est communiste, il a le verbe haut, son franc parler. Il rencontre Renée et en tombe tout de suite amoureux, puis ils ont un premier fils, puis une fille. On va suivre cette famille sur plus d'un siècle, au travers de tous les changements qui ont eu lieu, les deux guerres, les reconstructions, les années folles, les trente glorieuses, les années 60, la liberté retrouvée. Au travers de son père, Régis Franc se raconte aussi, son enfance avec sa sœur, ses parents, les belles années qu'ils ont vécu ensemble. Puis la déchirure avec la mort de sa mère, son père qui s'en remet très mal, les non-dits qui vont exister entre le père et le fils et les malmener toute leur vie. Sa sœur, qui va très mal supporter ce deuil traumatisant. Jusqu'à la fin de son père, le fils vit à Londres, a sa propre famille, son métier de dessinateur. Et cet événement le fait revenir dans la région de son enfance, et remuer bon nombre de souvenirs, d'odeurs familières. Se retrouver orphelin fait remonter en lui tous les événements qu'il a vécus. Je me suis tellement reconnue dans le narrateur. Je n'ai pas vécu les mêmes choses que lui dans son enfance, mais le récit de son père malade et mourant, est exactement le même que j'ai vécu au début de l'année avec ma maman. Je savais en commençant ce livre qu'il allait remuer en moi beaucoup d'images, j'en ai eu une appréhension, et en fin de compte, je me suis rendue compte que ça me faisait du bien, c'était une façon pour moi de repenser à ma maman. Lire l'histoire de quelqu'un inconnu pour moi, qui a vécu la même chose, m'a fait me rendre compte que ce que je me reprochais de ne pas avoir fait était aussi vécu par d'autres personnes dans la même situation. J'ai énormément pensé à ma maman, et ça m'a fait du bien. L'auteur a perdu sa maman bien plus tôt que moi, on ressent encore l'énorme tristesse qu'il vit lorsqu'il en parle, c'est une blessure qui ne se refermera jamais totalement. C'est ce que je ressens également. J'ai été extrêmement touchée par ce récit. J'ai aimé découvrir la vie des parents de l'auteur. En le lisant, je me disais qu'il avait de la chance de pouvoir retracer aussi bien l'histoire familiale, j'ai plein de lacunes de mon côté, et ce vide est souvent difficile à vivre, j'ai l'impression qu'il me manque des racines et de ne pas être complète. J'ai ressenti beaucoup de compassion pour l'auteur. J'ai suivi la vie de sa famille et la sienne avec beaucoup d'avidité. Le roman n'est pas très long, et j'ai eu beaucoup de mal à le quitter. J'avais tellement envie de savoir que je ne voulais pas le lâcher sans avoir de réponses. Car il arrivera d'autres graves événements dans la vie de l'auteur et de son père qui les marqueront encore plus. J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur, une très belle fluidité dans les phrases. Parfois, le rythme est plus saccadé, les phrases plus courtes, et cela rend la lecture encore plus intense. La narration est émouvante. L'auteur sait faire passer au travers de ses mots l'intensité de ses sentiments, mais aussi les odeurs de sa région, l'accent chantant de ses grands-parents, le vent, la mer. Je ne connais pas cette région et ce livre m'a donné très envie de la découvrir. J'ai ressenti aussi toute la mélancolie de l'auteur, toute la tristesse ressentie, toute la nostalgie que le départ de son père a créée. Lorsque nos parents partent avec leurs secrets, cela provoque un vide en nous, une sensation d'inachevé, et l'auteur le montre bien. On ressent toute l'amour que cette famille ressentait pour chacun d'entre eux, même s'ils n'ont pas réussi à mettre de mots dessus. Avant, il ne fallait pas montrer les sentiments, ceux-ci s'exprimaient par un regard, un sourire qu'il fallait alors capter. J'ai connu ça avec mes parents, qui étaient des taiseux, ce n'est pas facile pour l'enfant de décrypter tout cela. J'ai passé un excellent moment avec le récit de Régis Franc. Il m'a beaucoup émue, touchée. J'ai aussi aimé les souvenirs du passé, de la guerre, ou des années d'après, j'ai retrouvé certaines expressions que ma grand-mère disait sur les Allemands de la guerre. J'ai aimé découvrir la plume de l'auteur, très poétique, très sensible. Je le relirai avec plaisir, et surtout, je vais garder ce livre précieusement dans ma bibliothèque pour le relire, ou tout du moins certains passages. Je ne peux vraiment que vous le recommander, ce n'est pas une histoire triste, mélancolique oui, mais très belle, et qui fait aimer la vie. Et surtout, surtout, elle laisse aussi le message de ne pas taire nos sentiments à ceux qui nous sont chers. C'est ce que je retiendrais de primordial de la lecture de ce livre. Je pense que Régis Franc ne lira jamais cette chronique, mais je tiens, à travers elle, à le remercier pour tous les souvenirs qu'il a fait revivre en moi, et pour ce très bon moment de lecture. Et je remercie également les éditions Les Presses de la Cité pour cette très belle découverte et pour ce service presse de qualité.00
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