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Résumé
« Une seule personne me comprend, Antoine Bibesco !» écrivait Marcel Proust à Anna de Noailles en 1902. Et à son ami lui-même : « Je t'ai toujours considéré comme le plus intelligent des Français.» Lors d'une de ses innombrables visites boulevard Haussmann, Proust s'exclame : « Vous voyez, Céleste ? Quand je vous dis que le prince est fou ! » La chère gouvernante est tout aussi séduite : « Le prince Antoine était un merveilleux diseur d'histoires. Il était pourri de potins, chaque fois, sur des relations communes de salon ou du monde littéraire. » En 1912, quand Swann est terminé, c'est à son ami Bibesco que Proust confie son manuscrit pour le présenter à la N. R. F. Le livre ne sera pas accepté, mais la lettre qu'adresse Proust à son ami demeure un passionnant manifeste esthétique : « Le style n'est nullement un enjolivement, comme croient certaines personnes, ce n'est même pas une question de technique, c'est comme la couleur chez les peintres, une qualité de vision, une révélation de l'univers particulier que chacun de nous voit et que ne voient pas les autres. »